La chorégraphe Michelle Ren : faire revivre la beauté classique
Par Geneviève Long, The Epoch Times
19 janvier 2011

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Dans la vie privée, Michelle Ren entre dans une pièce comme quelqu'un qui a passé la plus grande partie de sa vie à danser sur scène — avec grâce et aisance. Sur scène, son entraînement incessant et sa dévotion se voient dans sa capacité à effectuer avec fluidité des mouvements extrêmement difficiles de danse classique chinoise. En privé ou sur scène, c'est son attitude simple et charmante qui peut subjuguer une salle ou un public.

Mais, bien qu’artiste de classe internationale, la danse ne fut pas la première passion de Michelle Ren.

 «Quand j'étais jeune, je rêvais de travailler un jour dans un bureau,» admet-elle en pouffant de rire. Ceci, en dépit du fait qu'elle avait débuté la gymnastique artistique à 6 ans en Chine continentale et qu'elle avait officiellement commencé à danser à 12 ans. Ses rêves de travailler dans un bureau se sont finalement évanouis, au grand plaisir des différents publics à travers le monde qui l'ont vue sur scène. Elle est actuellement en tournée avec Shen Yun Performing Arts, une compagnie basée à New York.  

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Michelle Ren dit que son âge est un «secret», mais peu importent les années, elle a déjà à son actif une longue liste d'accomplissements. Elle a remporté des médailles à la Compétition nationale de gymnastique artistique de Chine, au concours de danse Taoli Bei (la coupe Pêches et Prunes) de la province du Liaoning, ainsi qu'au concours pour le Prix de la Culture Populaire. En 2007, elle a gagné le premier prix dans la catégorie féminine du Concours international de Danse classique chinoise de la télévision New Tang Dynasty.    

Actuellement chorégraphe et première danseuse de Shen Yun Performing Arts, elle voit la scène de deux perspectives très différentes. Michelle Ren confit qu'elle aime la chorégraphie parce qu'elle peut voir les autres danser, mais qu'elle aime également danser à cause du contact direct avec le public.

Un des morceaux pour lequel elle a apporté son aide en tant que chorégraphe dans le spectacle de 2008 était une scène de tambours où des dizaines d'artistes sur scène frappaient des tambours de la Dynastie Tang en syncope rythmique. Michelle Ren nous a dit que ce morceau avait été extrêmement difficile à chorégraphier en raison de la grande variété de préférences que le public possède pour les percussions. Finalement, son inspiration lui est venue de l'ancienne culture chinoise elle-même.

«Autrefois, les gens jouaient souvent des percussions,» commente l’artiste. «Les tambours dans la culture chinoise signifient se prémunir du mal, aussi nous les voulions sur scène. Nous avons utilisé les mêmes tambours et chariots que dans le passé—ils possèdent ce pouvoir de combattre le mal.»  

Pour Michelle Ren, cette attention portée aux détails de l'ancienne culture chinoise est ce qui rend les spectacles de Shen Yun Performing Arts si uniques. Des éléments de l'ancienne pratique de méditation du Falun Dafa, ou Falun Gong, que Michelle Ren et beaucoup d'autres membres de Shen Yun Performing Arts pratiquent se retrouvent là-dedans. Aussi, il est tout naturel que les principes de vérité, compassion et tolérance du Falun Gong soient instillés dans les représentations du spectacle.   

«Parfois, pendant un court instant dans une danse – on a l’impression que nos cœurs battent tous à l’unisson, ce moment-là est réellement sacré,» nous a confié l’artiste.

Et elle ajoute simplement: «L'objectif est la culture traditionnelle, la beauté pure.»

Même après plus de 500 représentations à ce jour, elle affirme qu'il y a quelque chose de spécial à chaque fois. Ce qui n'est pas surprenant, compte tenu de la réflexion, de la préparation et de la recherche considérables qui entrent dans les représentations.

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Cette attention soignée pour les détails coïncide avec le point de vue personnel de l’artiste à propos de la danse, laquelle implique, selon elle, davantage que d'accomplir «ce mouvement-ci, ce mouvement-là». C'est spécialement le cas pour les scènes qui dépeignent les pratiquants de Falun Gong en Chine, en but à une persécution orchestrée par l'état depuis 1999.   

Michelle Ren creuse en profondeur pour ce genre de morceaux, jusqu'à aller chercher une pratiquante de Falun Gong qui a été persécutée en prison afin qu'elle lui parle de son expérience.

 «Elle m’a dit que quand vous n'avez plus du tout de souffrance dans le coeur, c'est presque comme une sorte de joie,» se rappelle la danseuse à propos de sa discussion avec cette femme, dont elle ne révèlera pas le nom. «J'essaie d'intérioriser cela quand je danse.»

 «Beaucoup de choses que nous faisons sont très émouvantes pour les gens, parce que nous utilisons notre cœur pour le faire et le public le ressent,» assure Michelle Ren.

 «Le but est de permettre aux gens de savoir que cela existe réellement,» ajoute-t-elle. «Ceci se produit en Chine. Ce sont de vraies histoires.»

Note : Cet article est la version abrégée d’un article publié en anglais pour le journal The Epoch Times