Hu ou Tablette de cour

Que sont ces objets longilignes que les fonctionnaires de la cour tiennent parfois à la main dans les danses de Shen Yun ? Il s’agit de tablettes impériales, pas si différentes des tablettes que l’on utilise aujourd’hui pendant les réunions pour noter les commentaires ou les mémos du patron – ou, dans le cas qui nous occupe, l’empereur.

On appelait ces minces tablettes des hus et les fonctionnaires de l’État les tenaient à deux mains pendant l’assemblée impériale. Les courtisans utilisaient les hus pour noter les ordres de l’empereur ou rendre compte des notes de service.

Le classique Livre des rites décrivait, de façon très précise, les spécifications des hus. Faits de jade, d’ivoire ou de bambou, le matériau des tablettes reflétait le rang du fonctionnaire qui l’utilisait. Elle devait faire très précisément deux pieds et six pouces de long et trois pouces de large (il s’agit là des anciennes mesures chinoises, un « pied » faisant à peu près 23 cm, environ 7 cm de moins qu’aujourd’hui).

La tablette était de forme rectangulaire et soit le haut était large et le bas étroit, soit le haut était arrondi et le bas rectangulaire. La tablette, elle-même, était légèrement incurvée du haut vers le bas.

On arrêta d’utiliser les hus, pendant la dynastie Qing (1644-1911/12), quand les empereurs mandchous les abandonnèrent.

Son héritage s’est transmis, non seulement dans les danses de Shen Yun, mais aussi avec les traditions taoïstes qui parlent des immortels brandissant des hus en guise d’instrument magique.

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